REGLEMENTATION PECHE AU MAROC

      

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Dahir portant  loi  n° 1­73­255 du 27 chaoual 1393  (23 novembre 1973) formant
règlement sur la pêche maritime (B.O. n° 3187) tel que modifié et complété.

TITRE PREMIER : DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article 1 ­ Est considérée comme maritime toute pêche faite à la mer et sur les côtes ainsi
que  dans   les   lagunes   classées  par  décret   hors  des   eaux   courantes   et   stagnantes  du
domaine public terrestre.
Article 2 ­( Modifié,  D.  n° 1­81­179 du 3  joumada 1 1401(8 avril 1981),art 9)  L'exercice du
droit  de pêche dans  la zone économique exclusive définie par   le dahir portant   loi  n°
1.73.211 du 26 moharram 1393 (2 mars 1973) fixant la limite des eaux territoriales et la
zone   économique   exclusive  marocaine   est   subordonné  à   l'obtention d'une   licence  de
pêche qui est valable seulement pour l'année grégorienne au cours de laquelle elle a été
délivrée et qui donne lieu à la perception d'une taxe.
Les conditions de délivrance et  de renouvellement  de  la  licence de pêche ainsi  que  le
montant de la taxe sont fixés par décret.
Article 3 ­ L'affrètement de bateaux de pêche étrangers par des personnes physiques ou
morales  marocaines  est   subordonné à  l'autorisation préalable du Ministre  chargé  des
Pêches Maritimes qui fixe les conditions de celles­ci.
Article 4  ­  La pêche à  la nage dite  "pêche  sous­marine",  dont   la  réglementation  sera
déterminée   par   décret,   est   subordonnée   à   la   possession   d'une   autorisation   spéciale
donnant lieu à perception d'un droit fixe dont le montant sera fixé par décret.
Toutefois,   les  touristes non­résidents sont,  pendant   la durée de  leur  séjour  au Maroc,
exonérés du paiement de ce droit.

Article 5  ­ Nul ne peut se livrer habituellement à la pêche à pied avec filets sans en avoir
fait la déclaration au chef du quartier maritime, qui lui délivre gratuitement un permis de
pêche
.
La pêche à pied est soumise, en ce qu'elles ont d'applicable à ce genre de pêche, à toutes
les dispositions du présent règlement relatives aux époques d'ouverture et de clôture des
diverses  pêches   et  notamment   la  réglementation de  la dimension des   filets   et  autres
de faible dimension.
TITRE II : INTERDICTION DE PÊCHE, RÈGLES GÉNÉRALES SUR
L'EXERCICE DE LA PÊCHE MARITIME
Article 6 ­ La pêche est interdite en permanence :
a.  Sur  les parties du  littoral  qui   font   l'objet  d'exploitation par  l'Etat ou de concessions
régulièrement autorisées.  Les conditions de l'interdiction sont portées à la connaissance
du public par voie d'affiche ;
b.  Dans   la   zone   de   protection   accordée   par   le   décret   de   concession   à   certains
établissements de pêche comme les madragues,  sous la réserve que les zones interdites
seront signalées à la navigation par des marques apparentes ;
c. Dans l'intérieur des ports et bassins, à l'exception de la pêche à la ligne armée de deux
hameçons.  Toutefois,   le Ministre des Travaux Publics peut,  par arrêté pris sur avis du
Ministre chargé des Pêches Maritimes, autoriser certaines pêches spéciales.
Des arrêtés du Ministre chargé des Pêches Maritimes, pris sur avis de l'Institut des Pêches
Maritimes peuvent en outre interdire temporairement certaines pêches, dans l'intérêt de
la conservation des espèces marines ou pour  toute autre raison d'intérêt  général.  Ces
interdictions devront  être portées à  la connaissance du public par   la voie du Bulletin
Officiel.
" Article 6­1  :  (complété par  le dahir   n° 1­04­26 du 1er rabii   I 1425  (21 avril  2004)  portant
promulgation de   la  loi  n°  39­03  )  Lorsque  la pêche est   interdite soit   temporairement,  en
application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 6 ci­dessus, soit en vertu d'une
réglementation prise en application des dispositions de l'article 16 ci­dessous, le transport
et   la  commercialisation  sur   le marché  local  ou à  l'exportation des  poissons  et  espèces
marines dont la pêche est interdite en provenance des zones soumises à l'interdiction sont
interdits durant la même période.engins de pêche, aux prohibitions relatives à la vente de certains poissons ou de poissons

de faible dimension.
TITRE II : INTERDICTION DE PÊCHE, RÈGLES GÉNÉRALES SUR
L'EXERCICE DE LA PÊCHE MARITIME
Article 6 ­ La pêche est interdite en permanence :
a.  Sur  les parties du  littoral  qui   font   l'objet  d'exploitation par  l'Etat ou de concessions
régulièrement autorisées.  Les conditions de l'interdiction sont portées à la connaissance
du public par voie d'affiche ;
b.  Dans   la   zone   de   protection   accordée   par   le   décret   de   concession   à   certains
établissements de pêche comme les madragues,  sous la réserve que les zones interdites
seront signalées à la navigation par des marques apparentes ;
c. Dans l'intérieur des ports et bassins, à l'exception de la pêche à la ligne armée de deux
hameçons.  Toutefois,   le Ministre des Travaux Publics peut,  par arrêté pris sur avis du
Ministre chargé des Pêches Maritimes, autoriser certaines pêches spéciales.
Des arrêtés du Ministre chargé des Pêches Maritimes, pris sur avis de l'Institut des Pêches
Maritimes peuvent en outre interdire temporairement certaines pêches, dans l'intérêt de
la conservation des espèces marines ou pour  toute autre raison d'intérêt  général.  Ces
interdictions devront  être portées à  la connaissance du public par   la voie du Bulletin
Officiel.
" Article 6­1  :  (complété par  le dahir   n° 1­04­26 du 1er rabii   I 1425  (21 avril  2004)  portant
promulgation de   la  loi  n°  39­03  )  Lorsque  la pêche est   interdite soit   temporairement,  en
application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 6 ci­dessus, soit en vertu d'une
réglementation prise en application des dispositions de l'article 16 ci­dessous, le transport
et   la  commercialisation  sur   le marché  local  ou à  l'exportation des  poissons  et  espèces
marines dont la pêche est interdite en provenance des zones soumises à l'interdiction sont
i1 ­ lorsque ces poissons et autres espèces marines proviennent d'un établissement de pêche
maritime qui en a assuré l'élevage ou la conservation dans le milieu marin ;
2  ­   lorsque  ces  poissons  et  autres  espèces  marines  ont   été pêchés  dans   lesdites  zones
préalablement à l'interdiction de pêche les concernant et ont été conservés à l'état vivant.
ou congelé, depuis cette pêche. Dans ce cas, les prescriptions suivantes doivent être suivies
:
a)  Lorsque   les  poissons   et   autres   espèces  marines  pêchés  préalablement   à   la  période
d'interdiction de pêche sont conservés à l'état  vivant soit dans des viviers,  soit dans un
établissement  de pêche maritime,   les propriétaires ou  les exploitants desdits viviers ou
établissements de pêche maritime doivent déclarer au délégué des pêches maritimes dans
le  ressort  duquel  se  trouve  l'établissement  ou  le vivier  concerné,   les quantités pêchées
avant la période d'interdiction et dont la conservation à l'état vivant est assurée ;
b)  Lorsque   les  poissons   et   autres   espèces  marines  pêchés  préalablement   à  la  période
d'interdiction   sont   conservés   à   l'état   congelé,   les  propriétaires   ou  les   exploitants  des
établissements   ou   locaux   dans   lesquels   les   poissons   et   autres   espèces  marines   sont
conservés doivent  déclarer  au délégué des pêches maritimes dans  le  ressort  duquel  se
trouve   l'établissement   ou   le   local   concerné,   les   quantités   pêchées   avant   la   période
d'interdiction et dont la conservation à l'état congelé est assurée.
Les propriétaires ou exploitants des viviers,  des établissements de pêche maritime,  des
établissements et des locaux qui  conservent  les poissons et  les autres espèces marines à
l'état vivant ou congelé doivent tenir des registres, par espèce, mentionnant notamment la
provenance desdits poissons ou autres espèces marines ainsi que les quantités reçues pour
leur   conservation   à   l'état   vivant  ou  congelé  dans   leur   vivier,   établissement  de  pêche
maritime, établissement ou local et les quantités vendues.
Ces registres, établis selon le modèle fourni par le délégué des pêches maritimes, doivent
être accessibles, à tout moment, aux agents visés à l'article 43 ci­dessous. "

"  Article  6  ­  2:Les  prix  de  vente  des  poissons  et  autres  espèces  marines  peuvent  être
réglementés conformément aux dispositions des articles 3, 4 ou 5 du titre Il de la loi n° 06­
99 sur  la  liberté des prix et  de  la concurrence et  des  textes pris pour   leur application,
lorsqu'il   est   constaté   que   des  mesures   d'interdiction   prises   soit   en   application   des
dispositions du deuxième alinéa de l'article 6 ci­dessus, soit en vertu d'une réglementation
prise en application des dispositions  de  l'article 16 ci­dessous entraînent  une  situation
anormale   du  marché   des   poissons   et   autres   espèces  marines   concernés   par   lesdites
mesures."
Article 7 ­ Il est interdit :
­ De pêcher, de faire pêcher, d'acheter, de vendre ou d'employer à un usage quelconque,
les  femelles grainées des homards et  des  langoustes,  quels que soient   leur âge et   leur
dimension ;

­  De pêcher,  de  transporter,  de  mettre  en vente,  d'acheter  et  d'employer  à un usage
quelconque des homards et des langoustes du 1er octobre au 1er février. Les homards et
les langoustes trouvés à bord des bateaux de pêche ou exposés en vue de la vente ou de
la   consommation   pendant   la   période   d'interdiction   seront   saisis   et   le   jugement   en
ordonnera la confiscation.
Les crustacés saisis seront remis à des établissements hospitaliers ou de bienfaisance, ou
rejetés à la mer s'ils sont vivants.
Article 8 ­  La pêche des mollusques, oursins et crustacés autres que les homards et les
langoustes est libre en tout  temps, de  jour et de nuit.  Des décrets pourront  apporter à
cette liberté certaines limitations, notamment pour la pêche des moules et des huîtres.
Article 9 ­ La pêche des poissons de mer est libre en tout temps, de jour et de nuit, dans
les conditions fixées au présent Dahir, sous réserve des interdictions spéciales aux filets
traînants.
Article 10 ­ En temps de guerre, le Ministre de la défense nationale peut, dans l'intérêt de
la défense du  littoral,   interdire  la pêche dans certains parages ou pendant  la nuit  ;  en
temps de paix, les mêmes interdictions
peuvent   être  prononcées  dans  un  intérêt  militaire   chaque   fois   que   les   circonstances
l'exigent.   Dans   ce   dernier   cas,   toutefois,   une   publicité   suffisante   doit   être   faite   à
l'interdiction prononcée pour que les pêcheurs puissent en être avertis.  D'autre part,  la
mesure n'est  prise qu'après entente entre  l'autorité militaire de  la marine et   le service
chargé de la police de la navigation et des pêches.

TITRE   III   :  CLASSIFICATION DIVERSE  DES   FILETS  AU  POINT DE  VUE  DE
L'APPLICATION DES PRESCRIPTIONS DU PRÉSENT DAHIR

Article 11 ­ Les filets sont, au point de vue des prohibitions édictées par le présent Dahir,
divisés en trois catégories :
1.Filets fixes ;
2.Filets flottants ;
3.Filets traînants
.
Article 12 ­  Les filets fixes sont des filets à nappes ou à poches qui ne changent pas de
place une fois calés, mais dont la mise en place peut ne comporter qu'une implantation
rudimentaire.
Les filets retenus au fond par des piquets ou des poids ne sont supportés que par une

ralingue   liégée.  Le   filet  droit  maillant   et   le   tramail  ou  trémail   appartiennent  à   cette
catégorie.
Tout filet fixe qui sera employé de manière à traîner au fond, au lieu d'être attaché à poste
fixe, deviendra engin prohibé.
Les conditions dans lesquelles la pêche aux filets fixes est exercée sont fixées par décret.
Article  13   ­  Les   filets   flottants   sont  des   engins  qui   sont   immergés  dans   les   couches
superficielles de la mer et qui sont entraînés par le vent, le courant ou la lame sans jamais
toucher le fond. Le filet dit "sardinal" appartient à cette catégorie.
Les   filets  flottants  ne  sont  assujettis  à aucune dimension de mailles;  cependant,   ceux
d'entre eux dont la partie inférieure traînera au fond, ou qui seront employés de manière
à stationner sur le fond, seront assimilés aux filets traînants ou aux filets fixes et soumis
aux mêmes prohibitions.
Article 14 ­  Les filets traînants sont des engins qui, chargés à leur partie inférieure d'un
poids suffisant pour les faire couler, sont traînés au fond de l'eau sous l'action d'une force
quelconque, quel que soit le mode de propulsion employé.
Les filets traînants se subdivisent en deux catégories :
1° Les filets traînés à la remorque d'un ou plusieurs bateaux : filets "bœuf" ou "gangui",
etc.
2° Filets halés à bras, sur le rivage, du large vers la terre ou à bord d'un bateau mouillé,
ainsi que ceux qui, coulés au fond, sont immédiatement ramenés à la surface, à terre ou à
la mer, tels que la "senne" ou "l'épervier".

Article 15 ­  Les filets traînants des deux catégories dont la plus grande diagonale de la
plus petite maille d'une partie quelconque aura moins de 70 millimètres, maille étirée, les
filets étant mouillés, sont prohibés.
Le doublage des poches de ces filets est interdit.
L'emploi  de  filets   traînants  de  la première catégorie est  autorisé en  tout   temps,  mais
seulement  à une distance d'au moins   trois  milles au  large  de  la  laisse de basse mer.
Toutefois,   l'interdiction   d'employer   ces   filets   dans   certaines   étendues   de   la   zone
économique exclusive pourra être prononcée temporairement par décret.
Des décrets peuvent également interdire aux navires dont le tonnage est supérieur à une
jauge  limite,   fixée par ces décrets,  d'employer dans  la zone économique exclusive des
filets traînants des deux catégories
.

Article 16 ­ Seront réglementées par décret, les pêches maritimes non prévues au présent
Dahir ou celles qui  devront  recevoir une réglementation différente en raison d'usages
locaux ou de circonstances particulières. Il en est de même pour les filets destinés à la
capture des poissons de petite espèce : morettes, anguilles, anchois, etc.; pour les casiers,
nasses, palangres, foënes et autres engins divers.
TITRE  IV  :  APPÂTS ET PROCÉDÉS DE PÊCHES PROHIBÉS  ­  POLLUTION DES
EAUX
Article 17  ­ Il  est   interdit  de détenir à bord des navires de pêche et  d'utiliser pour  la
capture   des   produits   de   la  mer   toute   substance   ou   appât   toxique   susceptible   soit
d'infecter, d'enivrer ou d'empoisonner les poissons, mollusques, oursins ou crustacés, soit
d'infecter ou de polluer les eaux.
Article 18  ­  Il  est   interdit  de   jeter   intentionnellement  dans   les   eaux de   la mer   toute
substance ou appât  toxique susceptible soit  d'infecter,  d'enivrer ou d'empoisonner  des
poissons, mollusques, oursins ou crustacés, soit d'infecter ou de polluer les eaux
.
Article 19 ­ Il est interdit aux propriétaires et exploitants d'usines établies sur le littoral de
répandre ou  laisser répandre  intentionnellement  dans  la mer  les eaux ayant  servi  aux
besoins de leur industrie si elles sont de nature à provoquer les destructions d'espèces
marines.
Tout   projet   d'installation   de   tels   rejets   d'eaux   résiduelles   doit   faire   l'objet   d'une
autorisation préalable du Ministre chargé des pêches maritimes.

Article 20 ­ Sauf autorisation exceptionnelle du Ministre chargé des pêches maritimes, il
est interdit de détenir à bord d'un bateau de pêche et d'utiliser en mer toute substance
explosive ou d'utiliser toute arme à feu.
Article 21  ­  Il est   interdit  d'attirer  le poisson dans  les  filets en  troublant  l'eau par des
moyens quelconques,  de dresser des barrages au moyen de filets,  de fascines et autres
procédés.
Article 22 ­ La recherche des filets, rets, engins et instruments de pêche prohibés pourra
être faite à bord des bateaux de pêche, à domicile, chez les marchands, les fabricants et les
pêcheurs.
Les   filets   et   instruments  de  pêche  prohibés   sont   saisis,   le   tribunal   en   ordonnera   la
confiscation, la vente au profit du trésor et, s'il y a lieu, la destruction
.
TITRE V : RÉGLEMENTATION DE LA DIMENSION DES POISSONS PÊCHÉS
Article 23  ­  Il  est  défendu de pêcher  ou de  faire pêcher,  de  transporter,  d'acheter,  de
vendre ou de mettre en vente :
1 a. Les poissons qui ne sont pas venus à la longueur de dix centimètres, mesurée de l’œil
à la naissance de la queue, à moins qu'ils ne soient réputés poissons de passage ou qu'ils
n'appartiennent à une espèce qui, à l'âge adulte, reste au­dessous de cette dimension ;
b.  Les poissons de certaines espèces désignées par arrêté du Ministre chargé des pêches
maritimes, qui n'atteignent pas la taille fixée par ces arrêtés ;
2. Les huîtres qui n'auront pas cinq centimètres dans leur plus grande largeur ;
• Les   homards   et   les   langoustes   d'une   longueur   inférieure   à   dix­sept   centimètres,
mesurée  de   l’œil   à   la  naissance  de   la  queue,   ainsi  que   les   femelles   grainées  des
homards et des langoustes quelle que soit leur dimension ;
4. Les moules au­dessous de cinq centimètres ;
5. Les clovisses au­dessous de trois centimètres ;
6. Les oursins au­dessous de cinq centimètres, piquants non compris.
Article   24   ­  Les   pêcheurs   doivent   immédiatement   rejeter   à   la  mer   les   poissons,
mollusques, oursins ou crustacés capturés par eux et qui n'atteignent pas les dimensions
fixées par l'article précédent.
Article 25 ­  Le contrôle du poisson pêché peut avoir lieu sur la barque de pêche ou en
tout autre lieu où il sera transporté. Il est fait par les agents visés à l'article 43. La saisie
des poissons, mollusques, oursins ou crustacés n'ayant pas les dimensions réglementaires
entraîne la saisie du lot dans lequel ils ont été trouvés.

TITRE   VI   :   RÈGLES   DE   NAVIGATION   ET   DE   POLICE   APPLICABLES   AUX
BATEAUX DE PÊCHE
Article 26 ­ Les bâtiments de pêche immatriculés dans Notre Royaume sont soumis aux
règles de navigation et de police édictées par le code de commerce maritime.
Les bouées,  barils et  instruments de pêche appartenant  à un bateau de pêche doivent
porter les mêmes marques que ce bateau.
Article 27 ­ Les règles concernant la pêche en flotte, les mesures d'ordre nécessaires pour
éviter les avaries, les caractéristiques des marques et bouées qui signalent l'emplacement
des filets sont fixées par décret.
La   visite   des   bateaux   de   pêche   est   passée   dans   les   conditions   prescrites   pour   les
bâtiments de commerce battant pavillon marocain.
TITRE VII : ETABLISSEMENTS MARITIMES, CONDITIONS D'EXPLOITATION
Article   28  ­   Les   établissements   de   pêche  maritime   doivent   être   autorisés   dans   les conditions fixées par décret pris sur proposition du Ministre chargé des pêches maritimes
après avis du Ministre des finances.
La concession est précaire et révocable et soumise à des conditions que fixe le titre par
lequel l'autorisation est accordée.
Une redevance est exigée du concessionnaire.
Un décret déterminera les formalités précédant la concession des établissements de pêche
et les conditions à remplir.
Article 29 ­ Il est interdit au détenteur de tout établissement de pêche de vendre, louer ou
transmettre son établissement à quelque titre que ce soit sans une autorisation expresse
du Ministre chargé des pêches maritimes.
Toute   convention   contraire   à   cette   disposition   sera   considérée   comme   nulle   et   non
avenue.
Article 30  ­  Ne peuvent  être employés dans  les établissements que  les filets,  engins et
instruments de dimension réglementaire.
Article 31 ­ Les établissements de pêche qui ont été laissés sans utilisation pendant plus
d'une   année  peuvent   être  déclarés   vacants   et   concédés   à  un  autre   bénéficiaire.  Les
mutations   sont  décidées  par   le  Ministre   chargé  des  pêches  maritimes,  après  avis  du
Ministre des finances.
Article 32 ­ Les dispositions du présent Dahir ne sont pas applicables aux entreprises de
pisciculture régulièrement autorisées.

Titre VIII : Pénalités
Article 33 ­ (Modifié et complété par la loi de finances  1990, n° 21­89 promulguée par le Dahir
n°1­89­235, 1er joumada II 1401 (30 décembre 1989), art. 14 bis).
Est puni d'un emprisonnement de 3 mois à 1 an et d'une amende de 5.000 à 1.000.000 de
Dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement :

1° Quiconque aura pêché ou tenté de pêcher ou de faire pêcher des poissons, mollusques,
oursins ou crustacés, autres que ceux spécifiés sur la licence de pêche ;
2°  Quiconque   aura   fabriqué,   détenu,  mis   en   vente   ou   vendu   des   filets,   engins   ou
instruments de pêche prohibés, ou en aura fait usage
;
3°  Quiconque   aura   contrevenu   aux   dispositions   spéciales   édictées   pour   prévenir   la
destruction du frai ;
4°  Quiconque   aura   pêché,   fait   pêcher,   conservé,   transporté,   acheté   ou   vendu   des
poissons, mollusques, oursins ou crustacés, dont les dimensions n'atteignent pas la taille   minimum ou le moule réglementaire;
5° Quiconque aura caché par un procédé quelconque les lettres et numéros peints sur les
bateaux.
6   ­    (complété par   le  dahir    n°  1­04­26  du 1er   rabii   I   1425   (21  avril   2004)  portant
promulgation de  la  loi  n° 39­03  )   ''  Quiconque aura,  en violation des dispositions de
l'article  6­1  ci­dessus,   transporté,   fait   transporter  ou  tenté  de  transporter  ou de  faire
transporter,  commercialisé ou tenté de commercialiser des poissons et espèces marines
dont la pêche est interdite en provenance de zones soumises à une période d'interdiction
de pêche. "
Article 34 ­ Modifié et complété par la loi de finances 1990, n° 21­89 promulguée par le Dahir n°
1­89­235 du 1° joumada II 1410 (30 décembre 1989), art..14 bis.
Est puni d'un emprisonnement de 3 mois à 1 an et d'une amende de 5.000 à 1.000.000
de Dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement :
1° ­  Quiconque   se   livrera   à   la   pêche   pendant   les   temps,   saisons,   lieux   et   heures
prohibés, ou aura pêché en dedans des limites qui auront été fixées pour déterminer :
• l'étendue des zones réservées des ports et bassins ;
• les parties de la mer qui font l'objet de concessions ;
• les distances de la côte à l'intérieur desquelles la pêche aura été interdite ;

2°  Quiconque   aura   fondé,   loué,  acheté  ou  transmis   à quelque   titre  que   ce   soit   sans
autorisation, un établissement de pêcherie de quelque nature qu'il soit. Les conventions
intervenues  dans   ces   conditions  ne   sont  pas  opposables   à  l'Etat.  La  destruction des
établissements fondés sans autorisation aura lieu aux frais des contrevenants ;
3°  Quiconque,   dans   l'établissement   ou   l'exploitation   de   pêcheries,   parcs   ou   dépôts
autorisés aura contrevenu aux dispositions du présent Dahir; dans ce cas, l'autorisation
pourra   être   révoquée   et   le   tribunal   pourra   ordonner   que   les   établissements   seront
détruits aux frais des contrevenants ;
4°  Quiconque se sera opposé dans les pêcheries,  parcs,  bateaux de pêche, véhicules ou
autres contenant du poisson, aux visites, inspections et contrôles des agents chargés de la
recherche et de la constatation des infractions à la police des pêches.
Article 35 ­ ( Modifié et complété par la loi de finances 1990, n° 21­89 promulguée par le Dahir
n° 1­89­235 du 1° joumada II 1410 (30 décembre 1989), art .14 bis)
­ Est puni d'un emprisonnement de 3 mois à 1 an et d'une amende de 5.000 à 1.000.000 de
Dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement, quiconque :
1°  Se   sera   servi  d'appâts  prohibés  par   le  présent  Dahir  ou  les   textes  pris  pour   son
application ;

2° Aura fait usage d'un procédé de pêche prohibé par le présent Dahir ou les textes pris
pour son application
;
3°  Aura contrevenu aux dispositions des Articles 18 et 19 ou des textes pris pour  leur
application.
4 ­ (complété par le dahir  n° 1­99­195 du 13 joumada I 1420 (25 août 1999) portant promulgation
de la loi n° 24­99 ) aura déplacé, déconnecté, détruit, endommagé,  ou rendu inopérant le
système de positionnement et de  localisation continue utilisant  les communications par
satellite  pour   la  transmission de  données,  placé  à bord du navire   en  application des
dispositions de l'article 45 bis de la présente loi, ou aura volontairement altéré, détourné
ou  falsifié  les  données  émises  ou  enregistrées  par   ledit   système.   Il  est  procédé à une
enquête contradictoire pour l'établissement de cette infraction.
Outre les sanctions prévues par le présent article, l'administration peut décider à titre de
mesure disciplinaire, le débarquement immédiat de tout membre de l'équipage du navire
à  l'encontre duquel   l'infraction prévue au 4° du présent  article est  établie.  S'il  s'agit  du
capitaine   du   navire   ou   d'un   officier,   l'administration   peut   lui   interdire   l'exercice   du
commandement ou des fonctions d'officier à bord des navires de pêche pour une durée
n'excédant pas trois mois. "
Article 36 ­ Modifié L. n°1­81 promulguée D. n° 1­81­179 du 3 joumada 1401 (8 avril 1981), art
9.

Sans préjudice des poursuites pénales qui pourraient être exercées contre les armateurs et
les patrons en application des dispositions du présent Dahir,  les navires dépourvus de
licence trouvés en pêche dans la zone économique exclusive sont passibles d'une amende
administrative d'un montant égal au triple de la taxe dont ils sont redevables.
Cette amende est prononcée par le chef du quartier maritime du lieu où le navire a été
conduit.
Le paiement de cette amende administrative se prescrit par un délai de quatre ans.
Article 37 [Modifié  loi n°1­81 promulgée D n° 1­81­179 du 3 joumada 1401 (8 avril 1981), art
9]
(Modifié et complété par la loi de finances 1990, n° 21­89 promulguée par le Dahir n° 1­89­235
du 1° joumada II 1410 (30 décembre 1989), art 14 bis)
Est  puni  d'un emprisonnement  d'un mois à un an et  d'une amende dont   le  taux est
indiqué ci­après ou de  l'une de ces deux peines seulement,   le capitaine,   le patron ou
l'homme d'équipage responsable d'un navire étranger, lorsque son navire pêche ou tente
de   pêcher   dans   la   zone   économique   exclusive,   à   l'exception   des   bateaux   de   pêche
étrangers   autorisés   affrétés,   conformément   aux  dispositions  de   l'article   3  du présent Dahir, par des personnes physiques ou morales marocaines :
­ Jusqu'à 50 tonneaux de jauge brute : l'amende est de 150.000 à 1.000.000 de dirhams;
­ de 51 à 100 tonneaux de jauge brute : l'amende est de 1.100.000 à 1.500.000 dirhams;
­ de 101 à 200 tonneaux de jauge brute : l'amende est de 1.600.000 à 2.000.000 dirhams ;
­ de 201 à 500 tonneaux de jauge brute : l'amende est de 2.250.000 à 3.500.000 dirhams ;
­ au delà de 500 tonneaux de jauge brute,
y compris les bateaux­ usines: : l'amende est de 4.000.000 à 8.000.000 dirhams.
Article 38 ­ Sont punies d'une amende de 120 à 1.200 dirhams ou d'un emprisonnement
de 1 à 3 mois   toutes  autres   infractions  au présent  Dahir  et  aux  textes  pris pour   son
application.
Article 39 ­ En cas de récidive, les peines d'amende et d'emprisonnement encourues sont
portées au double. Le tribunal ordonnera également la saisie et la confiscation du poisson
pris et des bateaux, engins, barques et accessoires ayant servi à commettre le délit ou à
transporter le produit de la pêche.
Il y a récidive lorsque, au cours des deux années grégoriennes précédentes le délinquant
a  fait   l'objet  d'une  condamnation passée en  force de chose  jugée pour   infraction aux
dispositions du présent Dahir et des textes pris pour son application.
Les dispositions précédentes ne sont pas applicables lorsque les infractions ayant entraîné
la condamnation sont celles prévues aux articles 33 ­ paragraphes 5 et 34 ­ paragraphes 2
et 3.
Article   40   ­  Il   pourra   être   fait   application   des   circonstances   atténuantes   dans   les
conditions prévues à l'article 146 du Code pénal.

Article   41  ­   Sont   déclarés   civilement   responsables,   tant   du   paiement   des   amendes
prononcées que des condamnations civiles :
1°Les armateurs, affréteurs ou consignataires des bateaux de pêche à raison des faits des
patrons   et  des   équipages  de   ces  bateaux,   ceux   qui   exploitent  des   établissements  de
pêcheries et de dépôts de mollusques,  oursins ou crustacés,  à raison des faits de  leurs
agents et employés ;
2°Les  pères   et   les   tuteurs  à  raison des   faits  de  leurs   enfants  mineurs,   les  maîtres   et
commettants à raison de leurs domestiques et préposés.
Article 42 ­ Il est interdit, sous les peines prévues par les articles 243 à 248 du Code pénal,
aux agents chargés de la surveillance des pêches d'exiger ou de recevoir des pêcheurs une
rétribution   quelconque,   soit   en   nature,   soit   en   argent,   de   prendre   directement   ou indirectement un intérêt dans les entreprises ou dans le commerce du poisson.
TITRE IX : COMPÉTENCE ET PROCÉDURE
Article   43  ­   La   recherche   et   la   constatation   des   infractions   sont   effectuées   par   les
administrateurs de la marine marchande, les officiers commandant les navires de guerre,
les   officiers   commandant   les   bâtiments   de   l'Etat,   les   commandants   des   bâtiments
spécialement affectés à la police de la pêche et à la police de la navigation,  les gardes­
maritimes,   les   commandants  et  officiers  de  port,   les  officiers  de police   judiciaire,   les
agents de l'administration des douanes et tous autres fonctionnaires de l'Etat habilités à
cet effet par décret.
Article 44 ­  (al. 2 Modifié et complété par la loi de finances 1990, n° 21­89 promulguée par le
dahir n° 1­89­235 du 1° joumada II 1410 (30 décembre 1989), art .14 bis).
Pour la recherche et la constatation des infractions, les agents visés à l'article précédent
sont  habilités à arraisonner  les bateaux de pêche de  toute nationalité,  à monter à  leur
bord et à procéder à toutes perquisitions, contrôles, fouilles qu'ils jugeront utiles.
Le refus opposé par le patron, capitaine ou membre d'équipage d'un bateau de laisser les
agents   régulièrement   habilités   à   procéder   aux   investigations   est   puni   d'un
emprisonnement de 3 mois à 1 an et d'une amende de 5.000 à 1.000.000 de dirhams, sans
préjudice des pénalités plus graves pouvant être encourues par application des articles
267 et 300 et suivants du Code pénal.

Article 45  –  (modifié et  complété par  le dahir n ° 1­99­195 du 13  joumada I ( 25 aout 1999)
portant promulgation de la loi n° 24­99) « Les infractions peuvent être constatées soit à partir
d'un bâtiment se trouvant en mer, ou d'une station à terre, soit à partir d'un aéronef, par
tout   procédé   utile,   y   compris   des   moyens   aérospatiaux   de   détection   et   de
télécommunications. "
" Article 45 bis. (dahir n°1­99­195 du 13 joumada I ( 25 aout 1999) portant promulgation de la loi
n° 24­99) Les navires de pêche appartenant aux catégories visées au 2e alinéa doivent être
équipés   d'un   système   de   positionnement   et   de   localisation   continue   utilisant   les
communications par satellite pour la transmission des données.
L'administration fixe les catégories de navires de pêche soumis à l'obligation de disposer à
leur bord du système de positionnement  et  de  localisation continue visé ci­dessus.  Elle
détermine également   les conditions et  modalités d'installation à bord de  tels   systèmes
ainsi que leurs spécifications techniques et les conditions de leur utilisation, notamment la
procédure à suivre.

Lorsqu'un   système   de   positionnement   et   de   localisation   continue   utilisant   les
communications par satellite pour la transmission des données est fixé à bord d'un navire
de pêche dans les conditions prévues au présent article, mention en est faite sur la licence
de pêche dont il bénéficie.
En cas d'arrêt  du système,  le navire poursuit son activité jusqu'au remplacement ou  la
réparation du système défaillant au retour du navire au port. "
Article   46  ­  Les   agents   verbalisateurs   ont   le  droit   de   requérir  directement   la   force
publique pour l'exécution de leur mission.
Article 47 ­ Les procès­verbaux constatant les infractions sont dressés par les agents visés
à   l'article   43   et   transmis   au  chef  du  quartier  maritime  du  lieu où  l'infraction   a   été
constatée.
Ils font foi jusqu'à preuve contraire.
Article 48 – Au vu du procès­verbal constatant l'infraction et s'il n'est pas fait application
des articles 53 et suivants, le chef du quartier maritime saisit le procureur du Roi près la
juridiction compétente aux fins de poursuites.
Article 49 ­ Les poursuites sont portées :
­  Soit  devant   le   tribunal   le  plus   rapproché  du port  où  l'auteur  de   l'infraction a   été
conduit ;
­ Soit, pour les navires marocains, devant le tribunal dans le ressort duquel est situé le
port d'immatriculation de ce navire.

Article   50  ­   Les   navires   de   pêche   de   toute   nationalité   trouvés   en   infraction   aux
dispositions  du présent  Dahir   et  des   textes  pris  pour   son  application  dans   la   zone
économique exclusive sont arraisonnés par les commandants des bâtiments spécialement
affectés   à   la   police   de   la   pêche  maritime   et   à   la   police   de   la   navigation,   par   les
commandants des navires de guerre ainsi que par les commandements des bâtiments de
la sûreté ou de l'administration des Douanes.
Le commandant du navire arraisonneur a pour mission de conduire au port marocain le
plus proche, sauf impossibilité technique, le navire arraisonné et de le mettre aussitôt à la
disposition du chef du quartier maritime local.
A cet effet, il est habilité à user de tous moyens de coercition utiles et notamment après
sommation restée sans effet à faire usage de son armement.

Article 51 ­ Le chef du quartier maritime du lieu où le bateau en infraction a été conduit
fait saisir  les poissons,  mollusques,  oursins ou crustacés se trouvant  à bord du bateau
arraisonné   et   en assure   la vente   s'il  y a  lieu ou  la  distribution à des   établissements
hospitaliers ou des œuvres sociales de bienfaisance.
En outre, les engins et filets de pêche devront être obligatoirement saisis et la confiscation
en sera prononcée par le tribunal ou l'autorité accordant la transaction.
Article 52 ­ Le chef du quartier maritime qui peut en pareil cas recourir directement à la
force publique, retient le navire au port jusqu'à paiement des amendes prononcées, des
droits de licence, des frais de justice, des frais de garde, d'entretien, de manutention et de
réparation civile.
Si, à l'expiration d'un délai de 3 mois à compter de la date de la décision de transaction
ou de la date de la condamnation définitive les sommes dues
demeurent impayées, le chef du quartier maritime local provoque la vente, par les soins
de   l'administration des  domaines,  du navire   retenu  au port.   Sont  privilégiés   sur   le
montant de la vente :
­ Les frais de justice, les frais de garde et d'entretien et tous autres frais exposés par le
Chef du Quartier Maritime ;
­ Le montant des amendes.
Après règlement éventuel des réparations civiles, le reliquat du produit de la vente est
versé au trésor.

TITRE X : DE LA TRANSACTION
Article 53  ­  Il  peut  être  transigé pour   la  répression des délits prévus et  punis par   le
présent Dahir.
Après jugement, la transaction ne peut porter que sur les condamnations pécuniaires et
réparations civiles.
En aucun cas, le montant de la transaction ne peut être inférieur au chiffre minimum de
l'amende applicable.
Article 54 ­ Le droit de transiger est exercé :
1° Par le chef du quartier maritime lorsque les condamnations encourues ou prononcées,
y compris les réparations civiles, sont inférieures ou égales à 3.000 dirhams ;
2°  Par   le   directeur   de   la  marine  marchande   et   des   pêches  maritimes   lorsque   les
condamnations   sont   supérieures  à 3.000 dirhams  mais   inférieures  ou égales  à 10.000
dirhams ;

3°  Par le Ministre chargé des pêches maritimes lorsque ces mêmes condamnations sont
supérieures à 10.000 dirhams.
Article 55  ­ L'autorité qui accorde la transaction ordonne la confiscation et la vente des
filets,   engins   et   instruments   de   pêche   ou   leur   destruction   si   ces   filets,   engins   et
instruments de pêche sont prohibés.
TITRE XI : PRIMES AUX AGENTS
Article 56 ­  Des primes sont accordées lors de la constatation des infractions au présent
Dahir, lorsqu'elles ont donné lieu à condamnation ou à transaction :
1° Aux agents verbalisateurs ;
2° Aux autorités maritimes habilitées à transiger en vertu de l'article 54 du présent Dahir
et aux agents placés sous leur autorité ;
3° A toute personne ayant concouru à la recherche des infractions, à la constatation, à la
saisie, à la garde et à la conservation des filets, engins et appâts prohibés.
Les conditions d'octroi et de répartition de ces primes sont fixées par décret.
TITRE XII : DISPOSITIONS FINALES
Article 57  ­ Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent Dahir et notamment
l'annexe  III  du Dahir du 18  joumada  II  1337  (31 mars 1919)   formant  règlement  sur  la
pêche maritime, telle qu'elle a été modifiée ou complétée.
Demeurent toutefois en vigueur les dispositions prises pour l'application de l'annexe III
susvisée et notamment :

­  Le décret n° 2­59­0075 du 16 moharrem 1382 (19  juin 1962) relatif à  l'exercice de  la
pêche à la lumière artificielle (pêche au feu) ;
- Le décret n° 2­61­227 du 23 safar 1382 (25  juillet 1962) réglementant l'exercice de la
pêche à la nage, dite "pêche sous­marine", dans les eaux maritimes du Maroc
N.B.   :  Dans   le   dahir   portant   loi   n°   1­73­255   du   27   chaoual   1393   (23   novembre   1973)   précité,
l'expression " délégué des pêches maritimes " se substitue à l'expression " chef du quartier maritime ".

          "COPIE".........................par  el mostafa

 

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